Open Ocean

Open Ocean

  • 81 min

  • 2021

Beauté, calme et volupté

Synopsis

« Je me demande si nous ne sommes pas trop obstinés, pas trop irresponsables. Est-ce l’égo ? La fierté ? Je ne sais pas » se demande Pep Costa, le project manager de Didac Costa. Le marin catalan est à quelques mois du départ de son deuxième Vendée Globe, le refit de son bateau One Planet One Ocean (l’ex-Kingfisher d’Ellen Mac Arthur) a plusieurs mois de retard, et sous la chaleur moite de l’été barcelonais, dans la poussière du chantier, l’équipe technique – bénévoles, amis – s’épuise. Le navigateur est endetté depuis son précédent tour du monde en 2016 et Pep Costa lui-même a fait de gros sacrifices financiers. La situation est tendue et pourtant, il règne dans ce projet une énergie positive et profondément humaine. Ce film retrace le chemin de croix que Didac parcourt avec la foi inébranlable d’un pénitent souriant, tranquille, sûr de l’impérieuse nécessité de réaliser son rêve, malgré le manque de moyens. 
Une crevaison en pleine nuit sur l’autoroute avant d’arriver aux Sables d’Olonne, un équipier testé positif au Covid, menaçant d’empêcher le skipper de prendre le départ, la vie dans les bungalows d’un camping vendéen, le passage au Lavomatic pour nettoyer le linge, Didac à bord de son bateau, la nuit, 48 heures avant le départ, entouré de caisses à outils, de vieilles voiles qui se déchireront presque toutes pendant le tour du monde, font partie des obstacles surmontés un à un. Quelques flash-backs vers 2016 rappellent que la précédente édition n’avait pas été non plus un long fleuve tranquille. C’est pourtant la douceur, l’optimisme et l’émotion qui se dégagent de ce documentaire d’1h20 magistralement réalisé par Nathan Siegel. Images, musique, montage, tout est esthétique, délicat, pertinent. Le film débute dans le Pacifique, au milieu de nulle part, puis serpente entre Barcelone, Palma, Les Sables d’Olonne, appuyé par les témoignages sensibles des proches de Didac et de très belles images de mer.

L'avis de Sailorz

Dans ce documentaire d’1h20, tout n’est que beauté, calme et volupté. Pour le luxe, il faudra repasser, car la deuxième campagne du timide pompier catalan Didac Costa pour le Vendée Globe (2020) est de celles réalisées avec les moyens du bord. Autour de l’aura que dégage le skipper à travers son obstination sereine et souriante, l’énergie collective, la sensibilité, la fraternité et l’intelligence de sa garde rapprochée suffisent au succès de cette folle entreprise. Un très beau film à ne pas manquer !

Crédits

Production : ONA Ocean. Réalisation : Nathan Siegel. Images : Nathan Siegel ; Didac Costa ; Guille Cascante Portabella ; SAEM Vendée.

Skippers

Compétitions

Classes

Partager sur